Candidats Plaidoiries 2019

Le concours se déroulera au travers de joutes, où un candidat plaidera POUR et l’autre CONTRE. Ils auront un court droit de réponse au plaidoyer de l’autre candidat et devront également répondre au jury…

L’homme, une femme comme les autres?

C’est sur cette question, que vont « s’affronter » les candidats de notre concours de plaidoiries 2019.

1ère joute

 

Amédée HIRT

Amédée HIRT

CONTRE
UNIVERSITÉ DE GENÈVE Argumenter, parler, discourir, faire entendre son avis, tout cela a commencé dès mon enfance dans la campagne fribourgeoise. Né dans une famille nombreuse, avec trois sœurs et deux parents, comment s’assurer une deuxième part de gâteau pour le dessert si ce n’est en convaincant tous ces concurrents au supplément, qu’on en a plus besoin qu’eux ? Ma mère vous dirait que mes mots sont le plus acérés, lorsque je veux échapper à une tâche qui me rebute. Que de mauvaise foi, de métaphores douteuses, de sophismes et d’arguments capilotractés pour échapper à la corvée de vaisselle. Au fur et à mesure des années, de nouveaux sujets de débats se sont ajoutés à mon escarcelle, problèmes de société, politique, et autres sujets controversés : Roger Federer est-il vraiment humain ? À l’occasion d’une simulation de l’Assemblée Générale des Nations Unies, au lycée, je découvre les plaisirs de l’éloquence et de la prise de parole en public : palpitations et excitation au moment de commencer à parler à la foule, satisfaction quand on sent que nos arguments font mouche, et fierté d’avoir réussi à faire pencher la balance en faveur de son camp. Et depuis lors, j’ai continué. Surtout après mon arrivée à l’Université de Genève où j’ai rencontré un club d’amoureux de la parole et du débat, le Club Genevois de Débat, qui m’a permis de développer mon éloquence, de la faire fleurir et de la montrer au grand jour, lors de joutes oratoires publiques : Procès de Dieu (prix du Jury), demi-finale du Concours Romand d’Éloquence. L’éloquence est pour moi, liée à mon autre passion : la musique. Quand on se retrouve face au public, on est seul avec notre partition – le discours – et notre instrument – la voix – pour tenter de convaincre, d’emmener avec nous, ce public qu’on adore. Chaque prise de parole est un nouveau concert, à nous de sublimer les mots et d’émouvoir l’auditoire.  
Némo JENVOIS

Némo JENVOIS

POUR

M1 DROIT DES AFFAIRES – UNIVERSITE CHAMBERY

Obstiné, travailleur, drôle (mon humour ne sera reconnu qu’à titre posthume).

Juriste, faisant sa grande entrée  en master droit des affaires, et  sarcastique émérite, je me suis lancé dans l’éloquence par défi de toucher mon public.

L’expression est l’art de faire passer un message et l’éloquence est la forme de celui-ci, l’art de faire vibrer les mots et créer des émotions. L’éloquent est un chef d’orchestre, maniant l’art du mot juste mais surtout du bon geste.

Passionné, me voici à m’entrainer à convaincre rochers et rivières pour faire chavirer même les cœurs de pierre.

Perfectionniste mais confiant, car calme et patient le Fier regorge de talent.

Citation : « Le grand malheur de l’ère numérique est la propension à poster des citations sans jamais en appliquer les principes et sans même en connaître l’auteur. »

 


2ème joute

 

Nicolas REITH

Nicolas REITH

CONTRE

UNIVERSITÉ DE GENÈVE

Je suis actuellement à mi-chemin de mes études de médecine humaine à Genève, après une maturité gymnasiale en Physique et Application des Mathématiques, accompagnée d’une formation de violon au Conservatoire. Oui, oui, vous êtes bien en train de lire la présentation d’un participant de ce concours de plaidoirie, ce n’est pas une erreur. Rien dans mon parcours ne me prédestine à la plaidoirie, si ce n’est un penchant pour les débats animés durant les repas de famille. Cependant, après avoir découvert le Club Genevois de Débat pendant un de leurs événements, je fus pris d’un intérêt marqué et vif pour l’éloquence et la rhétorique. Me voilà donc élève, à temps partiel, de cette belle discipline qu’est l’art de la parole.

Lilly LEVANT

Lilly LEVANT

POUR

M1 DROIT DU DOMMAGE CORPOREL – UNIVERSITE CHAMBERY

Depuis mon plus jeune âge, il me tient à cœur de défendre des causes qui valent la peine d’être défendues. Toute mon enfance a été bercée, non pas par des comptines ou des histoires de princesses, mais par de rudes et intenses négociations de peines avec mes parents pour éviter de justesse la peine capitale : la privation de dessert.

Il m’a toujours fallu trouver le mot juste, manier avec délicatesse notre délicate langue française, trouver ce petit mot qui me ferait passer de la petite fille capricieuse, à la professionnelle de la négociation. Pour cela, je n’ai pas usé de mon charme, non, j’ai joué de ma voix, et j’ai joué avec les mots. Impossible de résister face à une petite fille qui vous demande avec agilité de lui acheter la toute dernière Barbie.

Il m’a toujours été reproché d’être trop bavarde à l’école. Mais qui aurait cru que mon plus vilain défaut deviendrait mon meilleur allié dans la discipline de l’éloquence ? Il était impossible pour moi de passer à coté de la chance d’être écoutée sans être interrompue en faisant ce qui me plaît le plus : parler. Vous vous en doutez, encore une fois je maniais les mots pour échapper à la condamnation. Cela aurait fait grand bruit si j’avais fini comme Véronique, sans son. C’est comme ça que j’ai décidé de participer, en 2018, au concours d’éloquence organisé par l’université Savoie Mont-Blanc. Ce fut ma première expérience dans le domaine de l’éloquence, et celle-ci fût incroyable. Ou plutôt incroyablement critique. Je n’avais pas confiance en moi, je me suis lancée dans une discipline que je ne connaissais pas, et dont je ne maîtrisais pas les codes. Je n’ai, certes, pas grimpée au sommet du Mont-Blanc mais j’ai gravi une montagne pour arriver à me remettre de cette terrible déception touchant mon égo de plein fouet. C’est pourquoi en 2019, j’ai décidé de participer à nouveau à ce concours, sans la certitude d’avoir enfin trouvé le secret d’une bonne plaidoirie. Après avoir usé de potions magiques à base d’insomnies, de migraines, de sueurs froides, de bonnes bouteilles (d’eau, évidemment) et d’incantations vaudous, j’ai tenté une nouvelle fois ma chance. Et c’est après avoir pris du plaisir à écrire et à défendre un premier sujet quelque peu loufoque, pour ne pas dire complètement, que je me suis réellement épanouie dans cette discipline. C’est au fur et à mesure des joutes oratoires que j’ai pu prendre d’avantage confiance en moi et que j’ai pu me rendre compte de la force des mots pour défendre un point de vue. Je me sentais prête à escalader le Kilimandjaro de l’éloquence et à gravir des sommets, peu en importait le prix et la difficulté.

L’éloquence un très bon exercice de jeu de rôle, où l’on peut enfiler un costume de super-héros sorti tout droit de notre imagination, où il nous arrive parfois de défendre un sujet qui va à l’encontre de nos idées. Attention, l’éloquence est à manier avec délicatesse. Un simple mot, une simple façon de parler, une simple formule, magique évidemment, peut tout changer. Trouver le mot juste, là est la clé. Avant de se lancer, lorsque les premiers exquis mots sortent de notre bouche, il faut penser que les mots rendent les cris vains.

 

Citation : « Quand on veut, on peut. »


3ème joute

 

Mathilde LAVIE-PAOLETTI

Mathilde LAVIE-PAOLETTI

POUR

UNIVERSITÉ DE CHAMBÉRY

Une injustice faite à l’un est toujours une menace faite à tous.

 

Si j’étais une fleur, je serais une rose… ou disons plutôt ses épines.

Si j’étais un animal, je serais une tortue … ou disons plutôt sa carapace.

Si j’étais un livre, je serais un thriller d’Harlan Coben mais pas seulement sa couverture.

Si j’étais un plat, je serais tout ce qui est à base de chocolat… noir de préférence… j’aime l’amertume.

Si j’étais une série, je serais un docteur … pas Dr Quinn mais Dr House… j’aime le cynisme.

 

Ce que j’aime dans l’éloquence, dans l’art de parler bien et juste, c’est que je peux laisser libre court à ma répartie, dans un domaine qui me plaît. Faire passer des messages, des idées, des images, grâce à la parole… C’est le pouvoir qu’un mot ou une intonation peut avoir en étant le vecteur d’un sens dans l’esprit de celle où de celui qui l’entend… bon… à condition d’avoir une bonne audition.  D’ailleurs, j’ai eu l’honneur de représenter les couleurs de ma faculté chambérienne au concours de plaidoiries René Cassin à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ce fut une joie intense et immense que d’élever ma voix au soutien d’une cause qui me rappelle ce pourquoi j’ai choisi le Droit, à savoir  que : «Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi».

 

Je vais intégrer le Master 2 droit public de la santé à Cergy-Pontoise, et c’est le cœur lourd que je vais faire mes adieux à l’université de Savoie Mont-Blanc après ce concours. Je trouverai le mot juste pour faire vibrer en vos cœurs les couleurs de Chambéry.

 

Krystal CLARET

Krystal CLARET

CONTRE

« Ce que tu cherches, te cherche aussi. » (Rumi)

Issue d’une mère Franco-Algérienne, d’un père Suisse et ayant vu le jour au Luxembourg, je me targue d’être une citoyenne du monde. J’ai grandi durant mes 7 premières années au Luxembourg jusqu’à ce que le pays natal de mon père nous appelle.

À la suite de ce premier déménagement, j’ai apprivoisé les montagnes Valaisannes durant mes premières années obligatoires. En constante recherche de nouvelles expériences et d’exercices, j’ai tour à tour pratiqué le Karaté qui m’a appris à encaisser les coups et à toujours me relever, la natation de compétition mais également la poterie, petite touche bucolique dans ce parcours.

À mes 19 ans, pour des questions évidentes de manque d’université dans mon Canton, je suis partie m’expatrier à Genève pour commencer des études en Sciences Politiques. C’est à cette période que je me suis m’investis au sein du Club Genevois de Débat qui fut la réelle découverte de mon année universitaire. En effet, dès mon entrée au sein du Club, ma voix était tracée, ma parole est naît, mon sens du débat s’est aiguisé.

Aujourd’hui, âgée de 21 ans, je poursuis mes études académiques tout en m’engageant à promouvoir la prise de parole en publique, la communication ainsi que le débat.

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